Adieu Bertrand Burgalat...

46 ans‚ c'est un peu jeune pour partir. D'autant que partir‚ c'est mourir un peu‚ comme le veut la première partie de l'aphorisme d'Alphonse Allais… Mais on aura beau trouver tous les prétextes‚ Bertrand Burgalat et ses initiales stars s'en vont : le Bastiais vient de raccrocher‚ indique Le Figaro Magazine.

L'année de ses quarante-six ans‚ l'artiste psychédélique à la voix candide et nonchalante a fait ses adieux à la scène.

Fondateur du label Tricatel‚ cet incomparable dandy aux talents d'arrangeurs hors du commun [entre fin mélodiste et bidouilleur électronique un peu tête brûlée‚ pour des labyrinthes musicaux délicieux] a pris congé sur la scène de l'Orangerie‚ à Bruxelles‚ le 31 janvier. On le retrouvera néanmoins à l'oeuvre sur Madame aime…‚ une initiative du magazine Madame Figaro confiée aux bons soins des Putes à frange et réunissant les plus merveilleuses actrices françaises… en chansons !

Producteur et arrangeur pour des artistes tels qu'Alain Chamfort‚ Valérie LemercierKaterine‚ Supergrass‚ Christophe Willem ou encore la Californienne April March [dont on a pu entendre le jouissif Chick habit‚ reprise de Laisse tomber les filles‚ sur la bande originale du Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino]‚ ce pape de l'expérimentation symphonique‚ déclinaison ultra moderne du chef d'orchestre‚ va nécessairement laisser un grand vide dans ce registre qui lui était exclusif.

Ce qui nous donne envie de ponctuer par un autre adage‚ moins raffiné que le premier‚ mais tout aussi pertinent : y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !

 
 
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