Christian Dior

Ce défilé laisse à penser que nous sommes à la fin d'un cycle de transition pour la maison Dior‚ qui va certainement nommer dans les prochains jours un nouveau designer pour ses collections. Marc Jacobs semblant être la solution la plus envisagée. Bill Gaytten‚ l'ancien assistant de John Galliano et designer en place‚ a fait ici ce qu'il y a de mieux à faire. Car bien sûr il y a de quoi faire. En dix ans‚ de 47 à 57‚ Christian Dior a laissé quelques bonnes pistes‚ qui ne demandent qu'à être revisitées. Nous avions le tailleur "Bar" avec ses basques. Aujourd'hui ce sont les robes et tailleurs d'été qui jouent avec l'idée d'une basque plus ou moins décollée‚ et des vestes coupées à la taille et ceinturées de cuir.

La maison ne semble pas franchement décidée à adopter les tonalités flashs de la saison pour ses imprimés. Dior reporte prudemment sur l'étoffe les dessins de chevrons‚ carreaux et écossais‚ noirs et blancs. En guise d'ornements ce sont des festons de larges mosaïques de nacre‚ de galalithe‚ d'écailles de tortue. Robes et jupes adoptent un volume tulipe tranquille et sans exagération. La belle encolure ronde parcimonieusement drapée-froncée‚ héritage des années 50‚ revient sur nombre de modèles. Qui songerait à s'en plaindre ? Dans une palette de taupe‚ de beige et de bleu ciel‚ les robes longues de mousseline et d'organza du soir offrent la légèreté de déshabillés. Ici‚ ce n'est plus vraiment un héritage de Christian Dior‚ mais bien plutôt celui de John Galliano‚ qui mettait tant de désinvolture dans ces créations-là. La dentelle noire vernissée s'accroche aux mousselines ciel. C'est fait sans insolence et sans excès‚ avec un sens terrible de la mesure. Wait and see.

 

Paquita Paquin

 
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