Betrand Cantat - L'appel au secours de Kristina Rady six mois avant son suicide

En novembre 2012‚ les parents de Kristina Rady‚ l'épouse de Bertrand Cantat qui s'est donné la mort le 10 janvier 2010‚ déclarait à Paris Match ne toujours pas comprendre le geste de leur fille‚ ni même le croire vraiment. Ils la savaient en danger. Deux journalistes ont décidé de reprendre l'enquête sur la tragédie de Vilnius qui a coûté la vie de Marie Trintignant et de s'interroger sur les raisons du suicide de Kristina. Dans les quelques pages que nos confrères de L'Express.fr et L'Express publient en avant-première‚ la retranscription d'un long appel téléphonique de Kristina à ses parents. Six mois avant de se pendre‚ elle lançait cet appel au secours.

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Revenir à la maison

Kristina Rady et Bertrand se sont mariés en 1997 et ont eu deux enfants : Milo et Alice‚ nés respectivement en 1997 et 2002. Le couple se sépare au moment de la naissance de la fillette. Le chanteur de Noir Désir - le groupe est aujourd'hui dissous - vit alors une passion avec la comédienne Marie Trintignant qui connaîtra un sort tragique dans une chambre d'hôtel de Vilnius en Lituanie. Durant le procès et ses années incarcérations‚ Kristina Rady est un vrai soutien psychologique pour Bertrand Cantat. Lorsqu'il sort de prison en 2007‚ il lui revient.

Dans un ouvrage intitulé Bertrand Cantat - Marie Trintignant. L'amour à mort‚ deux journalistes‚ Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard‚ reprennent l'enquête et tachent de comprendre le suicide de Kristina Rady. Pourquoi s'est-elle pendue à leur domicile bordelais alors que Bertrand Cantat dormait ? Le duo révèle notamment ce long message laissé en hongrois par Kristina sur le répondeur de ses parents Ferenc et Csilla Rady. Selon les auteurs‚ ce long message de 7 minutes et 33 secondes "jette un éclairage cru et précis sur la personnalité de Bertrand Cantat".

Y laisser une dent

Kristina Rady commence par s'excuser de ne pas avoir donné des nouvelles plus tôt à ses parents et évoque la violence de Bertrand Cantat depuis sa sortie de prison : "Hélas‚ je n'ai pas grand-chose de bon à vous offrir […] Bertrand l'a empêché et l'a transformé en un vrai cauchemar qu'il appelle amour. Et j'en suis maintenant au point - alors que j'avais du travail pour tout ce mois-ci‚ ce qu'il ne supporte pas - qu'hier j'ai failli y laisser une dent […] Il m'a jeté quelque chose‚ de telle façon que mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s'est même cassé‚ mais ça n'a pas d'importance tant que je pourrai encore en parler […] j'essaie de vivre de telle manière que je ne sois pas obligée de fuir‚ car soit il sera déjà trop tard pour fuir faute d'être encore en état pour le faire‚ soit je réunis mes forces maintenant et je m'enfuis avec Liszka [le diminutif d'Alice‚ leur fille‚ NDLR]‚ mais sans même savoir où."

"Avec Bertrand dans un état aussi grave‚ on n'arrive pas à réfléchir la tête claire et‚ de peur‚ on ose à peine respirer."

Kristina Rady envisage pourtant de partir‚ de disparaître. Dans son message‚ elle entrevoit clairement la possibilité d'un nouveau drame dont elle serait la victime. Ce message téléphonique serait une preuve supplémentaire contre le chanteur explique-t-elle à ses parents. Mais elle écrit redouter qu'il se suicide : "Alors les enfants resteraient là‚ orphelins. J'aimerais tant l'éviter." Les parents de Kristina Rady‚ trois ans après‚ n'arrivent toujours pas à croire au suicide de leur fille.

Bertrand Cantat a payé sa dette à la société concernant la mort de Marie Trintignant. Après un retour discret auprès d'autres artistes comme Amadou et Mariam‚ il prépare un album solo dont la sortie ne manquera de provoquer le débat. Kristina Rady a pu observer qu'il jouit d'un fort capital de sympathie de la part du public. Elle en souffrait : "Et tout le monde‚ bien sûr‚ dans la rue le considère comme une icône‚ comme un exemple‚ comme une star‚ et tout le monde désire que pour lui tout aille bien‚ et après il rentre à la maison et il fait des choses horribles avec moi devant sa famille."

De plus amples extraits à lire sur L'Express.fr et mercredi dans l'édition papier du magazine.
"Bertrand Cantat – Marie Trintignant. L'amour à mort" de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézart‚ l'Archipel‚ 320 p.‚ 19‚95 euros. Sortie prévue le 26 juin.

 
 
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